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Devenir Freelance : réussir son lancement en 8 points !

Devenir Freelance : réussir son lancement en 8 points !

Vous souhaitez devenir indépendant ? Vous rêvez d’être freelance ? Comment se lancer et bien démarrer ? Notre guide vous apporte toutes les réponses pratiques, étape par étape, pour prendre le bon départ.

 

Tout d’abord, que signifie freelance ? Un freelance est une personne qui exerce une activité professionnelle en qualité de travailleur indépendant. Le terme de freelance ne correspond pas à un statut juridique.

 

En 2021, la France compte 1,2 millions de freelances, un chiffre en croissance de 110 % en 10 ans. 1 personne sur 2 de moins de 30 ans rêve de devenir freelance. Derrière ce terme se cache aussi une grande diversité des métiers et des revenus. On rencontre les freelances notamment dans les métiers de la création (webdesigner, graphiste, photographe), des technologies (développeur, consultant IT, consultant SEO), du commercial (business déveloper) et du marketing (rédacteur, consultant, community manager).

 

Volonté d’indépendance, flexibilité du temps et du lieu de travail, liberté de choisir ses clients et ses missions : voici le trio des bonnes raisons de devenir freelance (source : étude Malt, freelancing en Europe 2022). Alors, demain tous freelances ? Nous allons voir qu’il ne suffit pas d’être expert dans son domaine pour réussir dans son activité. En véritable chef d’orchestre, le freelance doit disposer de nombreuses qualités pour maîtriser toutes les facettes d’un travailleur indépendant.

 

1.   Se poser les bonnes questions

Au-delà de l’idée précise d’une activité en freelance, vous devez prendre le temps d’imaginer le quotidien. Quelles raisons profondes vous incitent à ce changement ? Ne plus vouloir être salarié, changer de vie, démontrer votre capacité à créer une entreprise, etc.

 

Pour devenir freelance, vous disposez d’une expertise dans un ou plusieurs secteurs d’activité. Votre maturité professionnelle et votre sens de l’autonomie sont des atouts indéniables. Peut-être devez-vous vous former sur certains points ? Peut-être est-il judicieux de passer des certifications pour prouver vos compétences à vos futurs clients ?

 

Vous n’êtes sans doute pas la seule personne compétente… En quoi vous différenciez-vous de vos concurrents ? Quelles sont vos atouts à faire valoir auprès d’un client ? Pourquoi vous choisir plutôt qu’un autre?

 

Être freelance nécessite beaucoup d’autres qualités qu’une expertise métier, notamment des qualités :

  • commerciales : être capable de vous vendre et de vendre vos prestations.
  • gestion administrative : savoir gérer entreprise en toute autonomie
  • gestion comptable : maîtriser votre trésorerie et vos obligations comptables, ajuster vos tarifs, surveiller le paiement des clients, etc.

 

Au-delà ses connaissances techniques, son cœur de métier, Il est mieux pour un freelance de  posséder d’autres compétences: autonomie, rigueur, organisation, curiosité, relationnel.

 

 

2.   Se fixer des objectifs

La rédaction d’un business plan est fortement conseillée avant de se lancer. Il vous permet de définir vos prestations avec précision, d’étudier le marché sur lequel vous allez prospecter, mais surtout l’ensemble de votre étude vous permettra de définir votre stratégie commerciale et votre stratégie de communication. Une fois l’ensemble de ces éléments mis sur le papier vous pourrez tout transcrire en chiffres.

 

Vous devez établir un prévisionnel d’activité qui reprendra les points de votre stratégie et qui vous permettra d’atteindre vos objectifs. Ce prévisionnel sous Excel la plupart du temps devra intégrer la saisonnalité liée à votre métier, il ne peut pas être linéaire. Ce prévisionnel doit intégrer trois documents importants, un plan de financement, un compte de résultat prévisionnel sur trois ans et un plan de trésorerie.

 

Vous devez également calculer votre tarif journalier moyen. Ce calcul peut être calculé de deux manières. Vous pouvez vous inspirer des tarifs exercés sur le marché, côté concurrents et côté clients. Vous pourrez alors avoir une bonne fourchette des tarifs pratiqués. Vous devez en parallèle calculer votre prix de revient et y intégrer votre marge en fonction de la rémunération que vous souhaitez. Une fois ces deux données récoltées, vous obtiendrez alors un tarif correspondant au marché et à votre activité.

 

Attention, un freelance ne facture pas chaque jour travaillé ! En général, on compte autour de 16 jours travaillés par mois. Le reste est dédié à la prospection commerciale, à la gestion administrative, comptable et fiscale, etc. Vous devez également prendre en compte vos vacances (adieu les congés payés !).

 

Veillez également à considérer la différence entre votre chiffre d’affaires, votre rémunération brute et votre rémunération nette, voire nette après impôt. Les cotisations sociales et l’imposition varient en fonction :

  1. de votre statut juridique (micro-entreprise, président de SASU, gérant de SARL,etc)
  2. de votre activité et des caisses auxquelles vous êtes affiliées

 

Astuce : prévoyez des prestations récurrentes auprès de vos clients pour sécuriser une partie de votre chiffre d’affaires (CA) et vous éviter de chercher sans cesse de nouveaux clients. Par exemple, si vous développez des sites web, proposez la mise à jour, la sauvegarde et la vérification trimestrielle du site. Cette récurrence vous permettra d’avoir chaque année un matelas de facturation et d’anticiper plus facilement votre année et vos opérations commerciales.

 

3.   Trouver des relais de prescription

Être Freelance c’est aller chercher ses clients, rares sont les activités de freelance qui ont dès le début un nombre important d’appels entrants. Au moment de votre analyse de marché il est intéressant de chercher les réseaux de prescriptions liés à votre secteur d’activité.

 

Un prescripteur va pouvoir parler de vous, communiquer sur votre activité et vous orienter des prospects sans que vous ne soyez présents.

 

Dès la mise en place de votre stratégie commerciale intégrez du temps et des moyens pour trouver des prescripteurs et des relais

 

4.   S’entourer de bons partenaires

Le temps va vite devenir votre principal souci ! Il est préférable de bien s’entourer dès le départ de votre activité d’un réseau de partenaires pour vous permettre de consacrer un maximum de temps à votre activité.

 

Vous pouvez commencer par vous équiper dès le lancement de votre activité de freelance avec les meilleures solutions.

 

Le premier partenaire essentiel pour votre activité sera votre expert-comptable. C’est l’économie qu’il ne faut pas faire.

Votre expert-comptable vous accompagnera sur tous les aspects juridiques, sociaux et fiscaux en plus de votre comptabilité. Vous devez également vous équiper d’un logiciel pour établir vos devis, vos factures et suivre votre trésorerie, vos déclarations fiscales et votre TVA seront prises en charge par votre expert-comptable.

Avant tout choix de logiciel, commencez par demander à votre expert-comptable un conseil pour votre choix, il aura certainement une solution à vous proposer.

 

N’oubliez pas également de contracter une assurance afin de souscrire une responsabilité civile professionnelle. Elle vous protège en cas de litige avec un client et peut couvrir les frais juridiques. N’hésitez pas à rencontrer plusieurs assureurs avant de faire votre choix.

 

Enfin, avoir un partenaire bancaire est essentiel. Il faudra ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité. Ne cherchez pas les petites économies mais projetez-vous en véritable chef d’entreprise qui investit pour l’avenir dans des solutions efficaces qui lui font gagner du temps.

 

5.   Facturer et suivre sa trésorerie

Il y a quelques règles à respecter en matière facturation.

 

En fonction de votre activité, préparez les mentions obligatoires sur vos factures :

  • date d’émission,
  • numéro unique et suivi,
  • date de la prestation (fin d’exécution),
  • coordonnées du client (Nom ou dénomination sociale et adresse),
  • vos coordonnées (Nom ou dénomination sociale et adresse, forme juridique, numéro de SIREN/ SIRET, code NAF),
  • numéro individuel d’identification à la TVA, le cas échéant (sinon mention “Franchise de TVA, art. 293B du CGI”),
  • désignation de la prestation avec le détail des quantités et coûts unitaires,
  • montant HT,
  • taux de TVA applicable et montant de TVA,
  • montant TTC,
  • éventuelles réductions de prix,
  • date ou délai de paiement.

 

Vous pouvez aussi indiquer votre site web ou encore votre IBAN pour faciliter le règlement.

Il existe des spécificités en fonction de votre statut et de vos choix comptables. Faites le point avec votre expert-comptable au lancement de votre activité !

 

Il est essentiel pour votre activité de suivre votre facturation tous les mois. Quelques jours avant la fin de chaque mois, vous devez faire le point sur les différentes factures à éditer et ne jamais déroger à la règle.

 

Facturer en retard c’est encaisser en retard !

Le nerf de la guerre pour un chef d’entreprise et pour un freelance c’est d’avoir une trésorerie suffisante pour faire vivre son activité en marche normale et se payer comme on l’a décidé. Ne pas facturer en temps et en heure c’est affaiblir sa trésorerie et risquer de se mettre en danger uniquement pour des raisons d’organisation.

 

6.   Choisir le statut juridique adapté à sa situation

Les enjeux principaux du choix du statut juridique d’un freelance sont principalement :

  • Optimisation des revenus (surtout au niveau des impôts et taxes).
  • Couverture sociale (choix d’un niveau de couverture satisfaisant).
  • Protection du dirigeant dans un aspect plus général

 

En tant que freelance, vous exercez votre activité seul. Voici les principaux modes d’exercice.

Et la micro-entreprise ?

 

Auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur sont des entreprises individuelles, c’est le régime fiscal qui est différent, vous êtes au régime micro ! C’est le choix privilégié par une majorité de freelances lors de la création. Vous exercez en entreprise individuelle sous le régime de la micro-entreprise. C’est un régime simplifié en matière sociale et fiscale. Le principe est l’imposition sur la base du chiffre d’affaires encaissé (et non sur les bénéfices) jusqu’à un certain seuil :

  • 176 200 euros HT pour les activités de commerce et de fourniture de logement.
  • 72 600 euros HT pour les prestations de service et les professions libérales.

 

Ce régime ne permet pas de déduction des charges au réel, vous aurez une déduction des charges forfaitaire. Il est plus compliqué de gérer sa rémunération.

 

Une autre solution pour se lancer est le portage salarial. Lorsque vous adoptez ce régime, c’est la société de portage qui facture et encaisse vos clients, qui règle vos dépenses et vos cotisations sociales. Le coût d’une société de portage peut varier entre 4% et 13% du chiffre d’affaires.

 

Lorsque vous adoptez ce statut, les optimisations sont très difficiles, l’avantage est que vous ne gérez pas l’administratif et que vous avez la possibilité de cotiser au Pôle Emploi, solution rassurante pour certains en début d’activité.

 

Le freelance est dans la majeure partie des situations une entreprise de prestations de services, vous pourrez alors rester sous le régime de la micro-entreprise jusqu’à 72 600 euros de prestations de services facturées.

 

7.   Ne pas ignorer ses obligations

 

Un freelance est un chef d’entreprise, il doit connaître ses obligations et ne pas se laisser surprendre par des charges ignorées ou mal calculées.

 

En fonction du choix de votre statut juridique, vous aurez des cotisations sociales à payer.

 

Si vous optez pour la microentreprise, vos cotisations sociales seront alors de 22% de votre CA encaissé, si vous ne réalisez pas de CA, vous ne payez aucune cotisation.

 

Si vous optez pour l’entreprise individuelle au régime réel ou l’EURL, vos cotisations sociales seront plus proches de 45% du montant de votre rémunération.

 

Si vous optez pour la SASU, elles s’élèvent à presque 80% de votre salaire net.

 

Si vous avez le droit à l’Acre, vous pourrez alors avoir une exonération de vos charges sociales pendant 12 mois. Vous devrez toutefois vous acquitter de certaines cotisations qui restent toujours dues (CSG, CRDS, Formation professionnelle…).

 

En tant que Freelance vous devrez également vous acquitter une fois par an de la contribution foncière des entreprises. Elle est calculée sur la valeur locative des biens immobiliers utilisés dans votre activité professionnelle. Pour ce calcul, se rapprocher de son expert-comptable vous permettra d’avoir une approche chiffrée de cette charge.

 

En ce qui concerne vos obligations de comptabilité, elles varient en fonction de la structure juridique pour laquelle vous aurez optée.

 

En microentreprise ou entreprise individuelle, une simple tenue quotidienne de vos achats et de vos recettes sera suffisante. Il faut en revanche ne pas oublier de conserver toutes les pièces justificatives.

 

Si vous optez pour l’EURL ou la SASU vous aurez d’avantage d’obligations comptables. Il vous faudra :

 

  • tenir des journaux comptables (ventes, achats, banques)
  • établir les comptes annuels avec bilan, compte de résultat et annexes (tableaux des amortissements, des immobilisations, des créances et des dettes, des provisions).

 

Au moment du choix de votre statut, et surtout avant de le valider, pensez à prendre en considération les aides potentielles auxquelles vous avez droit pour la création de votre entreprise.

Ces aides sont délivrées en fonction de votre projet, de votre situation personnelle et votre lieu d’exercice.

Ces aides peuvent prendre la forme :

  • d’une somme d’argent (subvention, prêt d’honneur, prêt participatif, etc.)
  • d’un allègement fiscal (réduction ou crédit d’impôt) ;
  • d’une exonération de cotisation sociales (ACRE, aide à la création ou à la reprise d’entreprise)
  • d’un accompagnement (aide au montage d’un prêt, hébergement de l’entreprise, formation et conseils, etc.).

forfaitaire de la micro-entreprise.

 

8.   Se lancer !

Les choix sont faits ! Il est temps de créer votre entreprise. En général, vous réalisez cette opération en ligne auprès du Guichet unique ouvert auprès de l’INPI. Cette première étape conditionne les autres. Certaines formalités sociales et fiscales sont automatiques, d’autres nécessiteront une intervention de votre part.

 

Vous obtenez votre numéro SIREN à 9 chiffres, SIRET à 15 chiffres (mentionnant l’établissement), votre code APE de l’INSEE, votre numéro de TVA intracommunautaire le cas échéant.

 

Préparez votre site web, votre book de présentation, votre plaquette d’offres commerciales, vos cartes de visite, etc.

 

Exploitez votre réseau personnel et professionnel pour trouver vos premiers clients.

 

Inscrivez-vous sur des plateformes de freelances en fonction de votre activité : MALT, 404Works, codeur, etc.

Recueillez les avis de vos clients après chaque mission pour les mettre en avant sur vos éléments de communication. Sollicitez des recommandations.

 

Faites le point régulièrement sur votre activité, votre chiffre d’affaires, votre évolution avec un expert-comptable… C’est un élément indispensable de votre réussite !

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