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Infirmier(e) : quel régime fiscal choisir ? Régime réel ou micro-BNC ?

Infirmier(e) : quel régime fiscal choisir ? Régime réel ou micro-BNC ?

Les infirmiers libéraux relèvent des bénéfices non commerciaux (BNC). Ceux-ci peuvent être imposés selon le régime réel ou le régime micro-BNC. Comment choisir ? Quels sont les avantages et inconvénients de chaque régime ? Lors de la création de votre entreprise libérale, vous devez indiquer votre choix, que vous pourrez ensuite modifier, sous réserve de respecter les seuils et le formalisme adéquat.

 

Le régime micro-BNC : avantages et inconvénients pour un(e) infirmier(e)

Le régime micro-BNC simplifie les obligations comptables et fiscales. Tout(e) infirmier(e) libéral(e) peut opter pour ce régime dès lors que ses recettes annuelles restent inférieures à 72 600 euros. Le dépassement de ce plafond pendant 2 années consécutives contraint à quitter le régime micro-BNC. Par conséquent, durant vos 2 premières années d’activité, vous pourrez toujours opter pour le régime micro-BNC, quelles que soient vos recettes.

L’avantage du régime micro-BNC réside principalement en une comptabilité simplifiée. Seule une déclaration 2042-C-PRO est nécessaire pour déclarer vos revenus professionnels. Vous y déclarez vos recettes encaissées. Les dépenses professionnelles sont déduites par un forfait de 34 % du chiffre d’affaires.

Revers de la médaille, vous ne pouvez pas déduire plus de 34 % de charges ! Si le micro-BNC apparaît plus simple, il n’est pas forcément le dispositif le plus avantageux.

Par ailleurs, vous ne disposez pas de déclaration professionnelle au titre de votre activité, ce qui peut s’avérer bloquant si vous sollicitez un prêt bancaire dans le cadre d’un projet personnel immobilier par exemple.

 

Le régime réel : avantages et inconvénients pour un(e) infirmier(e)

Si vos revenus dépassent le plafond de 72 600 euros, ou si vous le souhaitez, vous pouvez opter pour le régime réel. On parle également du régime de la déclaration contrôlée.

Les infirmiers libéraux doivent alors compléter une déclaration 2035. Pour ce faire, ils tiennent une comptabilité détaillée tout au long de l’année avec l’enregistrement de toutes les dépenses et de toutes les recettes. Le résultat imposable se calcule après déduction des dépenses réelles.

Le suivi comptable est alors plus fastidieux, puisqu’il convient de pouvoir justifier, en plus de vos recettes, de toutes vos dépenses, à l’appui de pièces comptables.

Mais en vitesse de croisière, ce régime s’avère rapidement plus avantageux, les dépenses réelles dépassant 34 % de vos recettes. Il vous permet également, sous conditions, de bénéficier d’une réduction pour frais de comptabilité.

 

Comment choisir entre micro-BNC et régime réel ?

Si vous réalisez plus de 72 600 euros de chiffre d’affaires durant 2 années consécutives, vous êtes obligatoirement soumis au régime réel.

Dans les autres cas, vous avez le choix. Tout dépend alors du montant de vos charges : si vos charges réelles sont supérieures à 34 % de vos revenus, vous avez intérêt à opter pour le régime réel. Vous avez alors jusqu’à la date limite de dépôt de la déclaration 2035, soit en mai de l’année suivante, pour faire votre choix.

A contrario, si vous souhaitez dénoncer le régime réel pour passer au régime micro-BNC, il vous faudra prévenir les impôts au plus tard en mai de l’année (date de dépôt de votre déclaration au titre de l’année précédente) pour une prise d’effet au 1er janvier de cette même année.

 

Pour prendre la meilleure décision, faites le point avec votre expert-comptable. Il vous guidera dans ce choix, compte tenu du niveau de vos recettes et de vos dépenses réelles et notamment de vos cotisations sociales et frais de déplacement.

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